La banlieue est un thème largement ignoré de notre littérature. Les lieux d’enracinement classiques sont la ville ou la campagne. Pourtant, les agglomérations les plus peuplées de notre province, après Montréal et Québec, sont des banlieues. Est-ce à dire qu’il ne se passe rien au raz du gazon? Pas du tout. À en croire Chantal Gevrey, c’est plutôt le contraire. Dans sa suite de banlieuseries, la géopolitique de quartier prend le dessus sur les modes.
Vous trouvez un tube de lubrifiant vaginal dans la
pharmacie de grand-mère qui a 80 ans. Votre fils vous
explique qu’il est métrosexuel. Le préposé des
pré-arrangements funéraires vous demande si vous
désirez servir des mini-pizzas à votre veillée funèbre.
Votre mouvement de taï-chi favori est
“flatter l’encolure du cheval” et vous l’effectuez
dans le pollen de pissenlit de votre voisin. La banlieue
est décidément universelle.
Ô 450!, CHANTAL GEVREY, NOUVELLES , SCÈNES DE LA VIE DE BANLIEUE, 18,95$