Ariane Gélinas
3 mars 2017
Yann Francis
3 mars 2017

LOUIS-NICOLAS

Trépanier

 

L ouis-Nicolas Trépanier est né au Bic dans le Bas-Saint-Laurent et a étudié à Harvard. Il enseigne dans une université du sud des États-Unis. AZADÉ est son premier roman.

AZADÉ

C’est un petit détail qui a d’abord fasciné Félix en posant un regard de biais sur la professeure Azadé Gül lors d’une conférence au congrès de l’Association Turque des Études Orientales : ce petit espace entre sa peau et la bretelle de son soutien-gorge. Quelques millimètres à peine, mais qui suffiront à convaincre Félix d’étirer son séjour à Ankara, où il mène des recherches dans le cadre de ses études doctorales sur le Moyen-Orient. Car le proverbe « Qui prend mari prend pays » s’accorde tout aussi bien au masculin : si Félix choisit de demeurer en Turquie, c’est surtout pour les beaux yeux d’Azadé, dont il tombe rapidement amoureux. Ils formeront bientôt un couple, mais l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre ne parviendra pas à pallier les différences culturelles qui constamment les éloignent et les désassemblent. Azadé, qui fait d’abord figure de jeune femme instruite et émancipée, ne réussira jamais à s’affranchir totalement du conservatisme de sa culture d’origine et de l’aridité de son milieu académique. Quant à Félix, s’il sait s’intégrer remarquablement à son nouveau pays d’adoption, il continuera de se heurter à la solitude et au dépaysement de celui qui jette un regard d’expatrié sur son Québec natal. Azadé n’est pas uniquement une histoire d’amour. À travers l’œil de son protagoniste, Louis-Nicolas Trépanier y raconte aussi l’incommunicabilité et la difficulté de faire sienne une maison loin de ses racines.


176 pages / Prix: 19.95$ / ISBN 9782922944679

AZADÉ

C’est un petit détail qui a d’abord fasciné Félix en posant un regard de biais sur la professeure Azadé Gül lors d’une conférence au congrès de l’Association Turque des Études Orientales : ce petit espace entre sa peau et la bretelle de son soutien-gorge. Quelques millimètres à peine, mais qui suffiront à convaincre Félix d’étirer son séjour à Ankara, où il mène des recherches dans le cadre de ses études doctorales sur le Moyen-Orient. Car le proverbe « Qui prend mari prend pays » s’accorde tout aussi bien au masculin : si Félix choisit de demeurer en Turquie, c’est surtout pour les beaux yeux d’Azadé, dont il tombe rapidement amoureux. Ils formeront bientôt un couple, mais l’affection qu’ils ont l’un pour l’autre ne parviendra pas à pallier les différences culturelles qui constamment les éloignent et les désassemblent. Azadé, qui fait d’abord figure de jeune femme instruite et émancipée, ne réussira jamais à s’affranchir totalement du conservatisme de sa culture d’origine et de l’aridité de son milieu académique. Quant à Félix, s’il sait s’intégrer remarquablement à son nouveau pays d’adoption, il continuera de se heurter à la solitude et au dépaysement de celui qui jette un regard d’expatrié sur son Québec natal. Azadé n’est pas uniquement une histoire d’amour. À travers l’œil de son protagoniste, Louis-Nicolas Trépanier y raconte aussi l’incommunicabilité et la difficulté de faire sienne une maison loin de ses racines.


176 pages / Prix: 19.95$ / ISBN 9782922944679