Michael E. Horn
3 mars 2017
Chantal Gevrey
3 mars 2017

PHILIPPE

Lavalette

Photographie par Dominique Chartrand

 

F ormé à l’École Louis Lumière à Paris, Philippe Lavalette est directeur photo. Il signe d’abord la photographie de films expérimentaux, puis s’intéresse au film scientifique et devient cinéaste associé au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, France). Depuis son arrivée au Québec, il a mis sa caméra au profit de nombreux documentaires intimistes, de longs-métrages, de téléfilms et de séries dramatiques.

PETITE MADELEINE

Dans un monde où les hommes protègent mais aussi dévastent, tout commence quand Lucia, une domestique portugaise, abandonne son bébé naissant sur le pas d’une porte. Au cœur de la vie nocturne de Montparnasse, parmi les peintres et les révolutionnaires, la petite fille est sauvée par une de ces femmes qui, dans l’odeur de térébenthine, le corps marqué de fusain, pose nue pour Amedeo. Elle se nomme Madeleine Fargeau et léguera son nom au nouveau-né. C’est à ce moment précis de cette folle énergie esthétique de l’avant-guerre que Madeleine apprendra à accepter la trahison comme leitmotiv de sa vie. Entre les tisanes à la bourrache qui rendent amoureux, les jeunes hommes de 17 ans qui meurent pour la nation et les grands maigres aux bras tatoués qui semblent sortis tout droit d’un tableau de Renoir, on se demande quelle force obscure fait en sorte que toute cette lignée de femmes est sans cesse ramenée sur les rives de l’abandon. Petite Madeleine est un roman de la conscience qui se consacre à la loyauté et à la réparation; une œuvre d’art émouvante, vibrante à la fois de brutalité et de tendresse. Après La mesure du monde, carnets glanés au cours de son parcours de cinéaste, Philippe Lavalette livre dans ce premier roman le pacte familial hérité d’un lointain fantôme maternel.


166 pages / Prix: 23.95$ / ISBN 9782923896748

PETITE MADELEINE

Dans un monde où les hommes protègent mais aussi dévastent, tout commence quand Lucia, une domestique portugaise, abandonne son bébé naissant sur le pas d’une porte. Au cœur de la vie nocturne de Montparnasse, parmi les peintres et les révolutionnaires, la petite fille est sauvée par une de ces femmes qui, dans l’odeur de térébenthine, le corps marqué de fusain, pose nue pour Amedeo. Elle se nomme Madeleine Fargeau et léguera son nom au nouveau-né. C’est à ce moment précis de cette folle énergie esthétique de l’avant-guerre que Madeleine apprendra à accepter la trahison comme leitmotiv de sa vie. Entre les tisanes à la bourrache qui rendent amoureux, les jeunes hommes de 17 ans qui meurent pour la nation et les grands maigres aux bras tatoués qui semblent sortis tout droit d’un tableau de Renoir, on se demande quelle force obscure fait en sorte que toute cette lignée de femmes est sans cesse ramenée sur les rives de l’abandon. Petite Madeleine est un roman de la conscience qui se consacre à la loyauté et à la réparation; une œuvre d’art émouvante, vibrante à la fois de brutalité et de tendresse. Après La mesure du monde, carnets glanés au cours de son parcours de cinéaste, Philippe Lavalette livre dans ce premier roman le pacte familial hérité d’un lointain fantôme maternel.


166 pages / Prix: 23.95$ / ISBN 9782923896748

LA MESURE DU MONDE

S’il est donné à chacun de voir et sentir les choses qui l’entourent, Philippe Lavalette, lui, parvient aussi à les capter. Deux joueurs de hautbois et de clarinette discutent golf dans un zodiac en pleine baie d’Hudson. Des poissons frugivores attendent qu’une mangue se détache d’un arbre en Amazonie. Des juifs religieux font un tas avec les téléphones portables des victimes d’un attentat à Jérusalem. Des paysans biélorusses écoutent une version traduite du téléroman « Scoop » dans un village en banlieue de Minsk. Une petite fille lit les lignes de la main dans les montagnes arides de l’Épire. Le directeur photo Philippe Lavalette nous ouvre ses carnets et nous présente dans La mesure du monde ces étonnantes images qui n’ont rien de statique. Bien plus que des instantanés, elles sont des scènes qui se déploient dans le temps et qui occupent tout l’espace dans l’oeil du caméraman. Le récit que Philippe Lavalette fait de ses nombreuses prises nous amène d’Haïti à Tokyo, en passant par les petites ruelles de Montréal. Tel un arpenteur, il sait mesurer et apprécier l’espace, tracer ou franchir des frontières, se frotter aux courbes de la nature et jauger le temps qui passe. La mesure du monde relate le parcours d’un géodésien de l’image, d’un chorégraphe du réel. Ses notes sont pareilles à une pellicule cinématographique : sensibles et lumineuses.


176 pages / Prix: 22.95$ / ISBN 9782923896014

LA MESURE DU MONDE

S’il est donné à chacun de voir et sentir les choses qui l’entourent, Philippe Lavalette, lui, parvient aussi à les capter. Deux joueurs de hautbois et de clarinette discutent golf dans un zodiac en pleine baie d’Hudson. Des poissons frugivores attendent qu’une mangue se détache d’un arbre en Amazonie. Des juifs religieux font un tas avec les téléphones portables des victimes d’un attentat à Jérusalem. Des paysans biélorusses écoutent une version traduite du téléroman « Scoop » dans un village en banlieue de Minsk. Une petite fille lit les lignes de la main dans les montagnes arides de l’Épire. Le directeur photo Philippe Lavalette nous ouvre ses carnets et nous présente dans La mesure du monde ces étonnantes images qui n’ont rien de statique. Bien plus que des instantanés, elles sont des scènes qui se déploient dans le temps et qui occupent tout l’espace dans l’oeil du caméraman. Le récit que Philippe Lavalette fait de ses nombreuses prises nous amène d’Haïti à Tokyo, en passant par les petites ruelles de Montréal. Tel un arpenteur, il sait mesurer et apprécier l’espace, tracer ou franchir des frontières, se frotter aux courbes de la nature et jauger le temps qui passe. La mesure du monde relate le parcours d’un géodésien de l’image, d’un chorégraphe du réel. Ses notes sont pareilles à une pellicule cinématographique : sensibles et lumineuses.


176 pages / Prix: 22.95$ / ISBN 9782923896014